10.20.2008

ARTICLE VDN du 19.10.2008

ARTICLE VDN DU 19.10.2008 Lorsqu'en 1853, le bâtiment Tiberghien a été construit, rue de Paris, ses architectes n'imaginaient pas que 255 ans plus tard, il servirait à abriter des logements ! C'est pourtant le cas aujourd'hui, où 39 lofts ont été conçus dans deux bâtiments ayant occupé jusqu'à 2 500 ouvriers. PAR CHRISTIAN VINCENT.Michel-François Delannoy a tenu à rappeler ces faits lors de l'inauguration officielle du bâtiment aménagé par le promoteur Jacky Baczyk. Le maire a évoqué un lieu de production, mais aussi de luttes sociales. Il ne reste que quatre logements libres dans le programme et les responsables de la commercialisation sont ravis. L'ensemble a été livré avec quinze jours d'avance ! Il faut dire que ce sont des plateaux nus, viabilisés, avec arrivée des fluides. Les surfaces au sol vont de 59 m² à 100 m², ce qui peut, avec des aménagements aller jusqu'à 150 m² de surface habitable sans avoir besoin de pousser les murs tant les hauteurs sous plafond sont importantes. Le prix de vente est approximativement de 1 300 E le m², prix auxquels les acheteurs doivent ajouter les aménagements intérieurs. La plupart de ces acheteurs sont des primo-accédants, il y a même une petite concentration de sapeurs-pompiers qui se sont passé le message ! On y compte beaucoup de jeunes ménages de 25-30 ans et visiblement, certains ont envie de se donner des coups de main pour aménager les intérieurs et ainsi de faire baisser les coûts. Jacky Basik, un des promoteurs (avec Nord-Sud invest immobilier), a précisé que dix-huit corps de métier avaient travaillé à la réhabilitation du site. Une mode récente L'aménagement de sites industriels en logements, principalement de lofts, est assez récent à Tourcoing. Il faut bien dire que la demande pour ce type de logement, très à la mode dans la ceinture parisienne, dans les années quatre-vingt-dix, n'est arrivée qu'assez tard chez nous. Tourcoing n'avait, d'ailleurs, en 2000, pas de demandes de ce type par des promoteurs immobiliers. Michel-François Delannoy se souvient qu'en 2001, premier adjoint, il avait vu passer une demande de permis de démolir pour le bâtiment Tiberghien, demande qu'il avait refusée, préférant ainsi préserver le patrimoine architectural et industriel de la ville. Pour lui, trop d'usines avaient été détruites. Il ne restera plus qu'à traiter la question des bâtiments occupés par Daze matériaux, qui ne permettent pas aujourd'hui de créer un véritable maillage de logements vers le centre-ville, passant par les Maisons de ville, construites à l'occasion de Lille 2004